Lexique de la diversité

Nous avons conscience que le vocabulaire du spectre queer et de la diversité peut être difficile à prendre en main. Il est tout à fait normal que tout le monde ne soit pas renseigné sur la richesse du spectre queer : la plupart d’entre nous n’avons pas grandi dans un contexte qui nous permettait de nous y intéresser. De même, les questions de queerphobie, de racisme ou de validisme sont restées très en surface, et nous n’avons pas forcément l’occasion, lorsque nous ne sommes pas concerné·e·s, de nous déconstruire en conséquence.

Le but de cette page : vous offrir une opportunité d’en apprendre plus sur ces sujets auxquels vous n’avez pas forcément eu accès, de façon pédagogue et succincte (autant que possible ♥).

La page sera enrichie au fur et à mesure du temps.
Prêt·e pour encore plus de sensibilisation ? Rendez-vous ici !

Cliquez sur les titres ci-dessous pour faire apparaitre ou disparaitre les informations.

Définition

Une personne achilléenne est un homme ou une personne non-binaire qui est attiré romantiquement et/ou sexuellement par les hommes. Elle peut être attirée ou non par d’autres genres.

Le terme peut être utilisé comme un modificateur combiné à d’autres identités pour montrer que l’on met l’accent sur/ou priorise son attirance et ses relations avec d’autres hommes. Il peut également être utilisé comme une identité en soi et peut être particulièrement utile pour les personnes qui savent qu’elles sont attirées par les hommes, mais qui peuvent ne pas savoir si elles sont attirées par d’autres genres. Il peut également être utilisé pour décrire une relation entre deux hommes.

Source : https://lgbtqia.fandom.com/fr/wiki/Achilléen, le 04/09/23

En savoir plus

Définition

Le terme agenre désigne une absence d’identité de genre, ou le fait de ne se reconnaitre dans aucune identité de genre en particulier. Être agenre peut toutefois être relié, pour certaines personnes, à une forme d’identité de genre neutre ou non-binaire.

Accords agenres

Théo, personnage agenre d’Histoires de fleurs, utilise le pronom iel et alterne entre deux formes d’accords : des accords dits inclusifs (comportant un point médian) et des accords dits neutres (avec la terminaison -æ). Cependant, chaque personne agenre est unique et est susceptible d’utiliser des pronoms et des accords différents.

En savoir plus

Définition

Ce concept, qui a été défini par la philosophe américaine Elizabeth Brake, désigne la croyance selon laquelle tout le monde serait à la recherche d’une relation amoureuse monogame et à long terme, et surtout serait forcément plus heureux·se en couple – celui-ci devant bien sûr, dans cette idée, être hétérosexuel et sexuellement actif.

Pourquoi c'est important

Cette vision constitue une pression pour toutes les personnes qui ne s’y conforment pas – qu’elles soient asexuelles, aromantiques, ou tout simplement célibataires. Elle invisibilise également les autres formes d’amour – amical, familial, communautaire… – en les prétendant inférieures à l’amour romantique.

En savoir plus

Définition

L’aromantisme est le fait de ne ressentir pas ou peu d’attirance romantique ; c’est un large spectre sur lequel on trouve de nombreuses sous-catégories.

L’aromantisme et l’asexualité sont très souvent comparés, notament car il existe beaucoup de personnes « aro-ace » et que les personnes sur ces spectres sont plus facilement amenées à questionner leur attirance romantique et sexuelle, et à les différencier. Cependant, de nombreuses personnes aromantiques sont allosexuelles (ressentent de l’attirance sexuelle), et peuvent donc être bisexuelles, homosexuelles, hétérosexuelles, pansexuelles…

Certaines personnes sur le spectre aromantique ressentant parfois, ou dans certaines circonstances, de l’attirance romantique, sont susceptibles d’utiliser également des termes équivalents pour parler de leur attirance romantique envers certains genres. Par exemple, une personne demiromantique peut être en même temps biromantique et homosexuelle.

Le spectre aromantique

  • Aegoromantisme (ou autochoriromantisme) : c’est l’orientation de quelqu’un⸱e qui s’intéresse à la romance de façon déconnectée de sa personne ; iel peut envisager ou imaginer des actes romantiques, mais en tant que spectateur⸱rice uniquement, ou par le regard d’autrui.
  • Cupioromantisme : les cupioromantiques ressentent peu ou pas d’attirance romantique, mais désirent ou aiment quand même avoir des relations romantiques.
  • Demiromantisme : les demiromantiques ne ressentent de l’attirance romantique que vis-à-vis de personnes avec lesquelles elles ont développé ou ressentent, dans l’instant, une connivence ou une confiance importantes.
  • Fictoromantisme : le fait de ressentir de l’attirance romantique exclusivement pour des personnages fictifs, et/ou de s’envisager dans des situations romantiques seulement dans la fiction.
  • Frayromantisme : ce terme désigne le fait, pour une personne, de voir son attirance romantique pour un⸱e partenaire diminuer à mesure qu’elle apprend à le⸱a connaitre.
  • Lithroromantisme (ou akoïromantisme) : une personne lithroromantique peut ressentir de l’attirance romantique, mais elle est mal à l’aise ou indifférent⸱e à l’idée que cette attirance soit réciproque.
  • Réciproromantique : il s’agit d’une personne qui ne ressent d’attirance romantique que lorsqu’elle sait que son interlocuteur·rice et/ou partenaire est amoureux·se d’elle ou ressent ellui-même de l’attirance romantique.

Les clichés aromantiques

Les personnes aromantiques ne sont pas des robots et ne sont pas incapables d’aimer ou de ressentir des émotions. Il existe des centaines de façons d’aimer : on aime ses amis, sa famille, ses animaux de compagnie ; on a des passions, des intérêts particuliers, des activités dont on ne saurait se passer… Personne n’a besoin d’amour romantique pour être heureux !

Cependant, les personnes aromantiques peuvent tout à fait créer une relation de couple si elles le souhaitent, et s’y épanouir pleinement. Ne pas ressentir d’amour romantique ne signifie pas forcément ne pas désirer de relation romantique. De même, certaines personnes aromantiques sont fascinées par l’idée de l’amour romantique et apprécient de lire ou écrire de la romance.

En savoir plus

Définition

L’asexualité désigne le fait de ressentir peu ou pas d’attirance sexuelle. Il s’agit d’une orientation sexuelle à part entière, indépendante de l’orientation romantique. Ainsi, une personne asexuelle pourra se définir comme panromantique au lieu de pansexuelle, lesboromantique au lieu de lesbienne, etc. pour indiquer son attirance exclusivement romantique et non sexuelle.

Une personne peut se définir comme asexuelle et être en couple, avoir des pratiques ou relations sexuelles, avoir des enfants… Cela ne remet pas en cause le terme qu’elle utilise pour se décrire.

Comme les autres orientations, l’asexualité est un spectre avec autant de variétés que de personnes ! Heureusement, il existe quelques sous-catégories pour s’y retrouver…

Le spectre asexuel

  • Aegosexualité (ou autochorissexualité) : c’est l’orientation de quelqu’un⸱e qui s’intéresse à la sexualité de façon déconnectée de sa personne ; iel peut envisager ou imaginer des actes sexuels, mais en tant que spectateur⸱rice uniquement, ou par le regard d’autrui.
  • Cupiosexualité : les cupiosexuel·le·s ressentent peu ou pas d’attirance sexuelle, mais désirent ou aiment quand même avoir des relations sexuelles.
  • Demisexualité : c’est le fait de ressentir de l’attirance sexuelle uniquement pour des personnes avec qui un lien émotionnel fort a été créé.
  • Fictosexualité : le fait de ressentir de l’attirance sexuelle exclusivement pour des personnages fictifs, et/ou de s’envisager dans des situations sexuelles seulement dans la fiction.
  • Fraysexualité : ce terme désigne le fait, pour une personne, de voir son attirance sexuelle pour un⸱e partenaire diminuer à mesure qu’elle apprend à le⸱a connaitre.
  • Graysexualité : ce terme se rapporte aux personnes éprouvant de l’attirance sexuelle dans certaines conditions seulement, ou durant certaines périodes.
  • Lithrosexualité (ou akoïsexualité) : une personne lithosexuelle peut ressentir de l’attirance sexuelle, mais elle est mal à l’aise ou indifférent⸱e à l’idée que cette attirance soit réciproque.

Les clichés asexuels

L’asexualité diffère de l’abstinence, terme qui désigne le choix de ne pas avoir de relations sexuelles, et les personnes asexuelles ne sont pas des plantes (qui sont, elles, « asexuées »).

Elles ne sont pas cassées ou malades, et n’ont pas à suivre de thérapie pour « soigner » leur orientation sexuelle. Certaines ont vécu des violences sexuelles et considèrent que leur asexualité est liée à ces traumatismes ; cependant, il s’agit de leur interprétation et de leur vécu. Celui-ci est pris en compte au sein de la communauté asexuelle, mais ne la définit pas forcément : beaucoup d’asexuel·le·s n’ont pas ce type de passif.

Les personnes asexuelles ne sont pas prudes, et ne détestent pas forcément le sexe. Certaines sont « sex-repulsed » (dégoutées par le sexe) : les activités sexuelles les rebutent. Toutefois, d’autres sont « sex-favorables » : elles apprécient cette activité comme on apprécie une partie de badminton entre amis. D’ailleurs, beaucoup de personnes asexuelles sont fascinées par l’idée du sexe en elle-même et consomment de la littérature érotique ou pornographique.

En savoir plus

Définition

La bisexualité est le fait de ressentir de l’attirance sexuelle pour plus d’un genre. Le biromantisme est le fait de ressentir de l’attirance romantique pour plus d’un genre. En général, une personne qui se définit comme « bi » ressent à la fois de l’attirance sexuelle et romantique.

Les personnes bi n’ont pas besoin d’avoir eu des relations avec plusieurs genres pour confirmer leur appartenance à ce spectre : toutes les personnes bi sont légitimes, qu’elles n’aient jamais eu d’expérience avec quiconque ou qu’elles en aient beaucoup. Une personne bi dans une relation hétérosexuelle et/ou hétéroromantique reste une personne bi, tout comme une personne bi dans une relation homosexuelle et/ou homoromantique conserve son attirance pour plusieurs genres : une femme hétérosexuelle non plus ne cesse pas de ressentir de l’attirance sexuelle pour d’autres hommes dès qu’elle est en couple.

Les clichés bi

Les personnes bi ne sont pas « indécises ». Le fait qu’elles soient, pour certaines, davantage attirées par un genre plutôt qu’un autre est tout à fait naturel et les place justement sur le spectre bi. En effet, certaines personnes bi ressentent de l’attirance principalement pour les hommes, et un peu pour les femmes. D’autres ressentent de l’attirance principalement pour les personnes non-binaires, et très peu pour les personnes de genre féminin ou masculin.

Un grand nombre de personnes utilisent le label bi à un moment de leur vie, car elles s’y sentent plus à l’aise. C’est une phase importante de leur questionnement, mais cela ne signifie pas que toutes les personnes bi sont en train d’explorer leur attirance sexuelle ou romantique et vont un jour s’arrêter à un genre donné.

Les personnes bi ne sont pas hypersexuelles ni davantage suceptibles de tromper leur partenaire. Ne prenez pas pour acquis qu’elles accepteraient un plan à trois :).

Les personnes bi ne sont pas transphobes. Une femme trans est une femme, un homme trans est un homme : une personne bi ressentira donc de l’attirance pour les hommes trans comme pour les hommes cis.

En savoir plus

Définition

YBY Éditions précise les contenus sensibles (trigger warning) présents dans chaque texte. Vous pouvez ainsi choisir en toute connaissance de cause de lire ledit texte ou non, selon votre sensibilité aux thèmes abordés.

Indiquer ces contenus nous permet aussi de vous informer : parfois, il est difficile de se rendre compte de certains comportements ou discours problématiques si ceux-ci ne sont pas pointés du doigt. Cet avertissement tente de compenser ce manque :).

Notre classification

  • Principaux : il s’agit du ou des thèmes du texte. Ils sont abordés de manière explicite à plusieurs reprises et touchent souvent de près l’héros·ïne.
  • Ponctuels : certaines scènes dépeintes ou longuement résumées abordent ces sujets, mais de manière sporadique ou unique.
  • Mentions : ces éléments sont souvent très résumés, voire constituent un simple sous-entendu au détour d’une phrase. Vous ne les verrez pas forcément, mais nous préférons les indiquer par prudence. Tomber sur un mot déclencheur ou sur l’implication d’un traumatisme proche du sien n’est jamais agréable, et chacun·e y est ainsi préparé.

En savoir plus

Définition

Diamorique est un terme utilisé par certaines personnes non binaires pour décrire leur orientation romantique et/ou sexuelle. Celle-ci est spécifique aux personnes non-binaires qui ne ressentent pas une attraction basée sur un genre similaire ou opposé au leur. Ainsi, le terme ne donne pas d’information sur le genre de leurs partenaires, mais sur leur propre expérience de leur genre.

Le terme « diamorique » peut également être utilisé pour décrire une relation dans laquelle une ou plusieurs des personnes impliquées sont non-binaires. Une relation diamorique est une relation qui n’est ni hétéro ni gay, car au moins l’une des parties n’est pas binaire. Les personnes binaires ne peuvent pas utiliser le terme diamorique pour décrire leur propre orientation, mais elles peuvent l’utiliser pour décrire leur relation avec une personne non-binaire.

Source : https://lgbtqia.fandom.com/fr/wiki/Diamorique, le 04/09/23

En savoir plus

Voici une liste des représentations queers actuellement présentes dans nos textes (personnages principaux exclusivement), accompagnée des drapeaux correspondants que nous utilisons.

Achilléen

Bi

En questionnement

Pansexuel

Intersexe

Transgenre

Agenre

Demiromantique

Fluide de genre

Lesbien

Polyamoureux

Aromantique

Demisexuel

Gay

Non conforme de genre

Queer

Asexuel

Diamorique

Graysexuel

Non-binaire

Saphique

Définition

Le terme « genre » vient de la sociologie et sert à étudier les rapports sociaux entre plusieurs catégories de personnes (homme, femme, personne cisgenre, personne transgenre, non-binaire, etc.)

L’identité de genre est propre à chacun·e et désigne la façon dont une personne se catégorise personnellement et socialement, indépendamment de ses caractéristiques sexuelles. Elle est autodéterminée, elle peut être fluide au cours du temps et parfois multiple (certaines personnes ont plusieurs genres).
Il ne faut pas la confondre avec l’expression de genre, qui est la façon dont une personne présente son genre à travers ses choix esthétiques (coupe de cheveux, vêtements, façon de parler, etc.)

Définition

La non-binarité est un terme parapluie regroupant les personnes ne se reconnaissant pas dans les catégories binaires « homme » et « femme ». Elles peuvent se situer quelque part entre les deux ou en dehors, se reconnaitre dans un mélange des deux ou bien dans une forme de fluidité.

La plupart des personnes « enby » (de l’abréviation anglaise « NB ») utilisent le pronom iel, mais n’hésitez pas à leur demander confirmation !

Le spectre non-binaire

Une personne non-binaire peut transitionner médicalement si elle le souhaite. Ainsi, certaines personnes transgenres qui ont effectué une transition sociale et/ou médicale vers le genre masculin ou le genre féminin peuvent être non-binaires. D’autres ne transitionnent pas du tout et préfèrent ne pas évoquer leur non-binarité, car elles sont plus à l’aise dans ce confort personnel.

  • Bigenre : il s’agit d’une personne qui a deux genres, ces genres n’étant pas forcément binaires eux mêmes.
  • Genderfluid (ou fluide de genre) : être fluide de genre consiste à sentir son genre varier selon le moment, le jour, voire les circonstances. Les pronoms de certaines personnes fluides de genre fluctuent en même temps que leur genre, mais d’autres sont à l’aise avec un pronom binaire.
  • Neutre/neutrois : il s’agit d’une personne dont le genre est neutre, et se situe donc exactement au milieu du spectre du genre.

Les clichés non-binaires

On associe encore trop souvent la non-binarité à une apparence androgyne. Si certaines personnes cultivent effectivement cette androgynie, d’autres sont à l’aise avec une expression de genre dite « féminine » ou « masculine ».

La non-binarité n’est pas inhumaine ou fantastique et n’est pas l’apanage de civilisations extraterrestres ou de créatures imaginaires. Rattacher une espèce entière à une identité de genre revient à dire que celle-ci ne saurait appartenir au genre humain : cela déshumanise les personnes non-binaires ou invalide leur existence. De fait, cette espèce ne peut être clairement identifiée comme queer, puisqu’elle n’a pas forcément les mêmes constructions sociales que celles des humains.

Les personnes fluides de genre ne sont pas des comédiennes ou des arnaqueuses qui utilisent leurs variations de genre pour tromper le monde et se déguiser plus facilement. Elles sont susceptibles d’en jouer, mais ce n’est pas parce qu’elles ont de mauvaises intentions : elles sont simplement heureuses dans leur fluidité :).

En savoir plus

Définition

La non-conformité de genre désigne le fait de ne pas correspondre aux normes de genre dictées par la société.

Cette non-conformité peut s’exprimer à travers une apparence ou une expression de genre différentes de celles qui nous sont assignées, mais aussi via des comportements ou rôles sortant des cadres fixés par les normes de genre.

La non-conformité de genre n’est pas toujours liée à la transidentité ou à la non-binarité ; certaines personnes cisgenres peuvent se reconnaitre dans ce terme sans questionner leur identité de genre.

En savoir plus

Définition

L’orientation sexuelle désigne l’attirance sexuelle que l’on ressent pour telle ou telle personne. L’orientation romantique désigne l’attirance romantique que l’on ressent pour telle ou telle personne.

Pour la plupart des gens, ces deux orientations se correspondent : une personne qui se dit homosexuelle sous-entend, en général, qu’elle éprouve de l’attirance à la fois sexuelle et romantique pour le même genre qu’elle. Dans d’autres cas, cependant, ces orientations diffèrent. Les personnes asexuelles vont ainsi souvent utiliser les termes biromantique, hétéroromantique, panromantique, etc. pour évoquer leur attirance romantique, puisqu’elles ne ressentent pas d’attirance sexuelle. Inversement, les personnes aromantiques, lorsqu’elles se définissent comme bisexuelles, homosexuelles, etc. sous-entendent qu’elles ressentent exclusivement de l’attirance sexuelle. Enfin, certaines personnes expérimentent des attirances sexuelles et romantiques différentes : on peut être panromantique et homosexuel, ou bien bisexuel et hétéroromantique. Les combinaisons sont presque infinies !

En savoir plus

Définition

Le terme « ownvoice » signifie que l’auteur·rice d’une œuvre partage une ou plusieurs identités marginalisées, dont iel fait et/ou a fait l’expérience, avec son ou ses personnages.

Par exemple, le texte d’un·e auteur·rice non-binaire mettant en scène un personnage principal non-binaire sera considéré ownvoice.

Dois-je obligatoirement vous signaler que mon texte est « ownvoice » ?

En savoir plus

Définition

La pansexualité est le fait de ressentir de l’attirance sexuelle pour des personnes peu importe leur genre. Le panromantisme est le fait de ressentir de l’attirance romantique pour des personnes peu importe leur genre. En général, une personne qui se définit comme « pan » ressent à la fois de l’attirance sexuelle et romantique.

Les personnes pan ne perçoivent pas le genre comme un critère pour leur attirance : c’est, au contraire, un élément que leur esprit dépasse automatiquement. Beaucoup de personnes pan disent ainsi que c’est la personne qui les intéresse, et non son genre ou son sexe. Le genre, pour elles, est relégué au rang de caractéristique secondaire, au même niveau que des cheveux courts ou qu’un style de chaussures.

En savoir plus

Définition

Le polyamour est une orientation et une éthique des relations amoureuses ; dans celles-ci, les partenaires peuvent être en relation amoureuse avec plus d’une personne, avec le consentement éclairé de tous·tes les concerné·e·s.

Certaines relations polyamoureuses sont toutes réciproques. Par exemple, il peut s’agir de trois personnes qui éprouvent pour chacune d’entre elles le même amour romantique. D’autres relations polyamoureuses consistent en un foyer commun, dans lequel certains membres sont en relation amoureuse avec tous·tes, et d’autres seulement avec une personne polyamoureuse du foyer. Enfin, il est possible pour une personne polyamoureuse de ne pas vivre en couple ou en foyer et d’avoir des relations amoureuses avec plusieurs personnes à la fois, ou de façon fluctuante dans le temps. Le polyamour est un spectre, et chacun·e le pratique à sa façon !

En savoir plus

Définition

Queer est une injure homophobe signifiant « étrange », « peu commun » ou « bizarre ». Les communautés LGBTQ+ se sont réapproprié le terme pour en faire une fierté et une revendication militante, utilisée dans les luttes pour la déconstruction des sexualités et du genre.

C’est un terme parapluie qui désigne l’ensemble des personnes non-hétérosexuelles, non-hétéroromantiques, non-cisgenres, et parfois non-dyadiques (intersexe).

Nous savons que toutes les personnes LGBTQQIAAPP2S+ ne se reconnaissent pas dans ce terme. Toutefois, nous avons choisi de l’utiliser dans la mesure où il nous semble le plus inclusif possible à l’heure actuelle.

Certaines personnes se reconnaissent queers sans désirer d’autres labels. Elles sont à l’aise dans ce spectre, à l’idée de se trouver quelque part à l’intérieur de celui-ci, et n’ont pas besoin de chercher plus loin.

En savoir plus

Définition

Une personne saphique est une femme ou une personne non-binaire qui est attirée romantiquement et/ou sexuellement par les femmes. Elle peut être attirée ou non par d’autres genres.

Le terme peut être utilisé comme un modificateur combiné à d’autres identités pour montrer que l’on met l’accent sur/ou priorise son attirance et ses relations avec d’autres femmes. Il peut également être utilisé comme une identité en soi et peut être particulièrement utile pour les personnes qui savent qu’elles sont attirées par les femmes, mais qui peuvent ne pas savoir si elles sont attirées par d’autres genres. Il peut également être utilisé pour décrire une relation entre deux femmes.

Source : https://lgbtqia.fandom.com/fr/wiki/Saphique, le 04/09/23

En savoir plus

Définition

Une personne transgenre est une personne dont l’identité de genre ne correspond pas au genre assigné à la naissance.

Nous recevons, dès la naissance, une assignation basée sur des caractéristiques sexuelles qui n’ont pas grand-chose de véritablement scientifique (ces caractéristiques sont bien plus variées qu’il n’y parait). Malheureusement, notre société confond la notion de sexe et celle de genre : les caractéristiques sexuelles sont un aspect physique, tandis que le genre est un aspect mental. Beaucoup de personnes ne sont pas dérangées par cela : leur genre ressenti correspond au genre qu’on leur a assigné. Pour d’autres, c’est l’inverse : elles vivent un sentiment d’inadéquation entre le genre qui leur a été assigné et ce qu’elles savent être au fond d’elles-mêmes. Leur genre peut être à l’opposé du spectre, mais aussi autre part. Ainsi, il existe des personnes transgenre binaires et non-binaires. (La non-binarité se trouve donc sur le spectre transgenre, et vous pouvez consulter la définition de la non-binarité, ci-dessus, pour en savoir plus !)

Le parcours d’une personne transgenre peut être plus ou moins long et complexe selon les cas. Certaines sont à l’aise telles quelles et ne cherchent pas forcément à changer la façon dont les autres les perçoivent. D’autres vont effectuer une transition sociale, qui consiste en général à demander à son entourage de changer les noms et pronoms qu’il utilise, et à obtenir un changement légal de prénom et/ou de genre sur ses papiers d’identité. D’autres, enfin, ont besoin d’effectuer une transition médicale afin que leur corps corresponde à ce qu’il devrait être. Il s’agit de généralités, bien sûr : il y a autant de façons d’être trans que de personnes trans.

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le site Wikitrans.

Les clichés trans

On réduit encore souvent la transidentité à un rapport exclusif au corps. Pourtant, toutes les personnes trans ne sont pas mal à l’aise dans leur corps, et certaines ne ressentent aucune dysphorie (détresse de certaines personnes transgenres lorsqu’elles ressentent une inadéquation plus ou moins forte entre leur genre assigné et leur genre réel).

Plus encore, on réduit bien trop souvent les personnes transgenres à leurs organes génitaux, alors que ceux-ci n’ont rien à voir avec le genre : il s’agit d’une considération très intrusive et fétichisante. Il est important de parler de transition, et notamment de transition médicale, tant c’est encore un véritable parcours du combattant pour les personnes concernées ; cependant, il est possible, en se renseignant, de le faire avec délicatesse, sans se focaliser sur le sexe ou sur la seule apparence physique.

En savoir plus