Ligne éditoriale

Prérequis éditoriaux

  • Votre personnage principal doit être explicitement queer : il peut être sur les spectres transgenre, bisexuel, non-genré, pansexuel, intersexe, lesbien, homosexuel, non-binaire, polyamoureux, aroace, avec une attirance sexuelle et romantique divergeantes…
  • Nous privilégions les représentations renseignées de personnages racisés, gros, handicapés, âgés, de milieux défavorisés ou stigmatisés, non soumis aux stéréotypes de genre, etc.

Sujets sensibles

Vous pouvez dépeindre n’importe quel type de scène dans votre texte : de la torture, de la trans ou biphobie, du slut-shaming, du viol, du body-shaming, du racisme, une relation sexuelle sans protection, etc.

Toutefois, nous vous recommandons de bien contextualiser ces scènes afin que le public ne les prenne pas pour autre chose que ce qu’elles sont (pas de banalisation du viol, par exemple, sauf si elle est aussi contextualisée et justifiée).

Tous les sujets sensibles doivent être mentionnés lors de votre candidature.

Exemples de sujets à lister : viol, agression, relation toxique parentale, amicale ou romantique, racisme, queerphobie, sexisme, violence verbale ou physique, omniprésence d’araignées, de clowns, cruauté envers les animaux, scènes de sexe explicites…

La juste représentation

En tant qu’auteur·rice, vous avez la responsabilité de raconter vos histoires avec un certain recul. Ainsi, dans votre narration, il est important que les lecteur·rice·s puissent distinguer un élément problématique d’une représentation saine.

Par exemple, si l’un de vos personnages est féminin, prenez garde à ne pas poser sur lui un regard sexiste. Si l’un de vos personnages est sur le spectre trans, ne le fétichisez pas et renseignez-vous sur les écueils littéraires à éviter (usage répété du deadname, références redondantes aux parties génitales…). Si vous mettez en scène un couple dont la dynamique est hétéronormée, avec un archétype féminin et un archétype masculin, questionnez-la ou contextualisez-la dans vos descriptions.

Même si votre texte comporte des idées fausses ou stigmatisantes, il faut que les lecteur·rice·s comprennent que vous n’adhérez pas à ces idées et qu’iels ne doivent pas les assimiler !